____On doit se remettre de tout, et on le peut sans doute... mais lorsque chaque infime décomposition de ce tout-crève-c½ur s'allie à d'autres et qu'elles fusionnent comme un cumul de déconvenues, de déceptions, c'est comme un bourreau qui te fait perdre la tête un moment, qui te coupe toute motivation. Tu te retrouves alors dans un état végétatif, en n'observant d'un ½il que le spectre de ta désillusion sur ta fenêtre et de l'autre le malheureux courrier-facteur de ta peine, la dernière infime décomposition en date ou la goutte d'eau de trop dans ton vase déjà débordant d'humeurs, légume schizophrène que tu es. Et, lorsque ta voie se trouve barrée, la seule alternative possible reste le chemin de traverse, de la frustration, qui te consolera peut-être au final... peut-être. Privé de ton accomplissement de toi-même, enfin de celui que tu t'étais fixé, tu regrettes et accuse tout et n'importe quoi : le système, les autres, la paresse, le talent, l'espoir, l'intelligence... toi-même! A croire que le dépit ne se suffit pas. Tu analyses, ressasses, brasses tout pour tenter de comprendre -en vain- cette descente... en bas de la liste, le fameux bourreau qui laisse tomber son couperet "refusé".
Je suis bachelier.
On est bien peu de choses, c'est à mon amie la prose que je l'ai dit ce matin.